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Actualités pour les personnes âgées en Belgique
MAJ : 28/09/26
Le Bureau fédéral du Plan a revu ses prévisions à la hausse le 1er septembre dernier : l'inflation moyenne devrait s'établir à 3,6 % sur l'ensemble de l'année 2026, puis à 3,4 % en 2027. Une nouvelle qui pourrait avoir certaines conséquences pour les résidents des maisons de repos bruxelloises et leurs familles, déjà confrontés à des tarifs parmi les plus élevés du pays. Entre hausse probable des prix, pensions moins bien indexées et investissements nécessaires face aux canicules, l'année qui s'annonce risque de peser lourd sur leur budget.
Le sujet n'est pas nouveau. En janvier 2025 déjà, la mutualité Solidaris tirait la sonnette d'alarme sur l'envolée du coût des maisons de repos à Bruxelles et en Wallonie. Selon son étude, le coût moyen d'un séjour dépasse la pension brute de plus de 75 % des retraités bruxellois de plus de 69 ans. Les nouvelles prévisions économiques laissent penser que la situation ne va pas s'améliorer l'an prochain.
Les chiffres ont été revus à la hausse en l'espace de deux mois seulement. En juillet, le Bureau du Plan tablait encore sur une inflation moyenne de 3,1 % pour l'année en cours et de 2,7 % pour 2027. Dans sa publication du 1er septembre, l'institution annonce désormais une moyenne de 3,6 % sur l'ensemble de cette année et de 3,4 % pour l'an prochain. À titre de comparaison, l'inflation n'était que de 2,47 % en 2025.
Les prix de l'énergie expliquent en grande partie cette révision. Le Bureau du Plan fonde ses calculs sur un baril de pétrole à 91 dollars en moyenne sur l'année 2026 et à 80 dollars en 2027. Ces prévisions restent toutefois susceptibles d'évoluer : une nouvelle mise à jour est attendue le 6 octobre.
À Bruxelles, les maisons de repos ne fixent pas leurs hausses de prix librement. Elles peuvent adapter leur prix d'hébergement à l'évolution du coût de la vie, mais doivent pour cela en informer Iriscare, l'organisme bruxellois qui encadre le secteur. Les suppléments, comme la coiffure ou l'entretien du linge personnel, obéissent à des règles distinctes et ne peuvent pas être augmentés de la même façon.
Avec une inflation plus élevée, les familles doivent donc s'attendre à des adaptations de tarifs plus importantes que les années précédentes. Pour donner un ordre d'idée, nous avons appliqué la hausse de 3,4 % prévue pour 2027 aux prix moyens publiés par Iriscare. Pour une chambre individuelle, le prix moyen s'élève actuellement à 87,12 euros par jour dans le privé et à 59,46 euros dans le public. Si ces tarifs suivaient exactement l'inflation prévue, la facture augmenterait d'environ 90 euros par mois dans le privé et de 60 euros dans le public, hors suppléments. Il est toutefois important de préciser qu'il ne s'agit que d'une estimation et que chaque établissement décide du moment et de l'ampleur de ses adaptations.
Par ailleurs, les écarts entre établissements restent considérables. Plusieurs critères comme l'emplacement géographique, le standing de l'établissement, les prestations proposées, le niveau d'accompagnement médicalisé et d'autres facteurs peuvent notamment expliquer ces différences de tarifs. Pour mieux comprendre les marges de manoeuvre des maisons de repos concernant les tarifs de l'hebergement, consultez notre article sur les droits des résidents face à une hausse de tarifs.
C'est sans doute le point le plus préoccupant pour les résidents. Si le prix des maisons de repos peut suivre l'inflation, ce n'est plus tout à fait le cas des pensions. Depuis l'indexation de septembre 2026, une nouvelle règle s'applique, surnommée « index centime » : la hausse de 2 % n'a été appliquée qu'à la partie des allocations sociales inférieure à 2 000 euros bruts par mois, précise le Bureau du Plan. Au-delà de ce montant, la pension n'augmente pas.
La prochaine indexation des pensions est attendue en mars 2027. Mais l'écart avec le coût d'un séjour en maison de repos était déjà important. En Belgique, la pension moyenne s'élève à 2 046 euros bruts par mois, et à seulement 1 853 euros pour les femmes, rappelle la RTBF. Des montants qui couvrent difficilement la facture d'une maison de repos bruxelloise, surtout dans le secteur privé.
L'été 2026 a mis en lumière un autre sujet : l'adaptation des maisons de repos aux vagues de chaleur. La réglementation impose déjà aux établissements de disposer d'espaces climatisés pour accueillir les résidents lors des fortes chaleurs. Mais équiper l'ensemble des bâtiments représente un investissement important.
Les fédérations du secteur ont prévenu que ces dépenses pourraient se répercuter sur les tarifs. Pour Femarbel, qui représente les maisons de repos privées francophones, il faudra soit des subsides, soit la possibilité d'augmenter le prix de journée. En Flandre, la fédération Vlozo formule la même demande.
Du côté des pouvoirs publics, le ministre wallon de la Santé, Yves Coppieters, a indiqué que des fonds pourraient être mobilisés pour soutenir ces investissements en Wallonie. Aucune annonce similaire n'a été faite à ce jour pour Bruxelles. La question du financement de la climatisation sera donc à suivre de près dans les mois à venir.
Dans ce contexte, une bonne nouvelle mérite d'être soulignée. Depuis février 2026, Iriscare publie en ligne les prix journaliers de chaque maison de repos bruxelloise. Les familles peuvent désormais comparer les établissements par commune, par type de gestion (privée, publique ou associative) et par type de chambre. Un outil précieux pour repérer les maisons de repos les plus abordables avant de faire un choix.
Ces rapports rappellent aussi que les pouvoirs publics participent largement au financement du secteur. Iriscare verse directement aux maisons de repos un forfait journalier destiné aux soins, qui n'est pas facturé aux résidents. Ce forfait est passé en moyenne de 46,35 euros à 65,30 euros depuis 2019, soit une hausse de plus de 40 %. Un chiffre qui illustre l'augmentation générale des coûts dans le secteur.
Si ces perspectives peuvent inquiéter, le coût d'une maison de repos ne doit pas pour autant empêcher une famille d'envisager cette solution pour un proche. Lorsque le maintien à domicile devient difficile, la maison de repos offre un cadre sécurisé, un accompagnement quotidien et des soins adaptés, qui soulagent souvent autant la personne âgée que son entourage. Et en Belgique, plusieurs dispositifs permettent justement d'alléger la facture pour les résidents dont les revenus sont insuffisants.
La GRAPA, la garantie de revenus aux personnes âgées, complète les pensions les plus modestes à partir de 65 ans. L'APA, gérée par Iriscare à Bruxelles, soutient les personnes âgées en perte d'autonomie et peut être perçue en maison de repos. Le statut BIM réduit quant à lui le coût des soins de santé. Enfin, lorsque les ressources du résident ne suffisent pas, le CPAS peut prendre en charge une partie des frais de séjour. Personne ne doit donc renoncer à une place en maison de repos pour des raisons uniquement financières.
Ces aides restent pourtant méconnues, et de nombreuses familles n'en bénéficient pas simplement parce qu'elles ignorent y avoir droit. Pour faire le point sur votre situation, consultez notre guide que faire si l'on ne peut pas payer une maison de repos, ou contactez nos conseillers, qui vous orientent gratuitement.
Face à ces perspectives, quelques précautions permettent de limiter les mauvaises surprises :
Pour connaître les prix moyens actuels, les suppléments et les aides en détail, consultez notre guide sur les coûts des maisons de repos à Bruxelles, ainsi que notre analyse de l'évolution des prix sur 10 ans.
Ainsi, l'année 2027 s'annonce délicate pour les résidents des maisons de repos bruxelloises. Avec une inflation attendue à 3,4 %, les prix d'hébergement devraient continuer d'augmenter, alors que les pensions ne seront plus entièrement indexées pour une partie des retraités. Les investissements nécessaires face aux vagues de chaleur pourraient encore alourdir la facture si aucun financement public n'est prévu.
Ces hausses ne doivent pas pour autant décourager les familles. Grâce aux aides existantes, à la comparaison des établissements et à un budget bien préparé, trouver une maison de repos adaptée à la situation de son proche reste tout à fait possible. Nos conseillers peuvent vous accompagner gratuitement dans cette démarche. Appelez-nous au 02 318 04 78 ou demandez une recherche personnalisée de maison de repos adaptée à votre budget.
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