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Aides financières belges > Coûts des maisons de repos | Belgique
Bruxelles est la région la plus chère de Belgique francophone pour un séjour en maison de repos. Selon la mutualité Solidaris, un séjour y coûte en moyenne un peu plus de 2 000 euros par mois, suppléments compris. Derrière cette moyenne se cachent pourtant des écarts considérables d'un établissement à l'autre, selon le statut, public ou privé, sle type de chambre, individuelle ou double, la commune, ou encore le standing et l'emplacement géographique. Combien faut-il réellement prévoir ? Que comprend le prix affiché ? Et quelles aides peuvent alléger la facture ?

En maison de repos, on ne parle pas de loyer mais de prix de journée, aussi appelé prix d'hébergement. C'est ce montant quotidien, multiplié par le nombre de jours du mois, qui constitue l'essentiel de la facture. Il est fixé par chaque établissement, mais il est connu de l'administration : à Bruxelles, c'est Iriscare, l'organisme régional chargé du secteur, qui en assure le suivi.
Selon les données d'Iriscare, le prix de journée moyen d'une chambre individuelle s'élève à 87,12 euros dans les maisons de repos privées et à 59,46 euros dans les établissements publics. En chambre double, ces moyennes descendent respectivement à 62,45 euros et 53,28 euros.
Converti en budget mensuel, sur la base d'un mois moyen de 30,4 jours, cela représente les montants suivants, hors suppléments
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Maison de repos à Bruxelles |
Chambre individuelle |
Chambre double |
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Privée |
environ 2 650 € par mois |
environ 1 900 € par mois |
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Publique (CPAS) |
environ 1 810 € par mois |
environ 1 620 € par mois |
Ces chiffres rejoignent ceux de l'étude publiée en janvier 2025 par l'Institut Solidaris, qui a analysé près de 4 000 factures réelles de résidents. À Bruxelles, le coût moyen d'un séjour atteignait 2 084 euros par mois, dont 99 euros de suppléments. Dans les maisons de repos privées, la moyenne grimpait à 2 276 euros.
Ces moyennes ne doivent cependant pas faire oublier l'essentiel : à Bruxelles, le prix d'une chambre individuelle peut presque tripler d'un établissement à l'autre. Selon la RTBF, qui s'appuie sur les données d'Iriscare, le prix de journée d'une chambre individuelle va de moins de 50 euros dans certains établissements à plus de 140 euros dans la maison de repos privée la plus chère de la région.
Le premier facteur de variation est le type de gestionnaire. À Bruxelles, les maisons de repos peuvent être publiques, c'est-à-dire gérées par un CPAS, associatives, sous forme d'ASBL, ou privées commerciales. Les établissements publics pratiquent en moyenne des prix nettement plus bas : près de 28 euros de moins par jour qu'un établissement privé pour une chambre individuelle, soit plus de 800 euros d'écart par mois. Cet écart pèse souvent davantage sur la facture que la commune dans laquelle se trouve l'établissement.
Le type de chambre joue également un rôle important. Une chambre double coûte moins cher qu'une chambre individuelle, et l'écart est particulièrement marqué dans le privé, où il dépasse 24 euros par jour en moyenne. Pour une personne qui accepte de partager sa chambre, c'est l'un des moyens les plus efficaces de réduire la facture. Il faut toutefois garder à l'esprit que les chambres individuelles sont aujourd'hui largement majoritaires : selon Solidaris, elles représentent environ trois factures sur quatre.
D'autres éléments entrent en ligne de compte. L'ancienneté et le confort du bâtiment, la taille des chambres, la présence d'un jardin ou d'espaces de vie agréables, la qualité de la restauration ou encore la variété des animations influencent le prix de journée. Le type d'agrément compte aussi : Iriscare distingue dans ses données les maisons de repos pour personnes âgées (MRPA) et les maisons de repos et de soins (MRS), qui accueillent des résidents plus dépendants. Le niveau de dépendance est quant à lui mesuré par l'échelle de Katz, qui détermine notamment le financement des soins versé à l'établissement.
Les écarts de prix se retrouvent aussi d'une commune à l'autre. Les communes du sud-est de la région, comme Uccle, Ixelles ou Woluwe-Saint-Pierre, concentrent souvent les établissements les plus chers. C'est d'ailleurs à Woluwe-Saint-Lambert que se trouve la maison de repos privée la plus onéreuse de la région, selon la RTBF.
À l'inverse, des communes comme Saint-Josse-ten-Noode ou Molenbeek-Saint-Jean proposent en général des tarifs plus accessibles. À Saint-Gilles, un établissement affiche par exemple un prix de journée inférieur à 50 euros pour une chambre individuelle, selon la RTBF. Ces différences s'expliquent en partie par le prix du foncier, mais aussi par la proportion d'établissements publics présents dans chaque commune.
Pour les familles attentives à leur budget, élargir la recherche à plusieurs communes peut donc faire une réelle différence. Nous détaillons ces écarts dans notre article consacré aux communes bruxelloises où les maisons de repos sont les plus abordables. Vous pouvez aussi consulter notre annuaire des maisons de repos à Bruxelles.
Lorsque la famille vit hors de la capitale, ou que le futur résident n'est pas attaché à Bruxelles, la comparaison avec les autres provinces mérite d'être faite. En Wallonie, le coût moyen d'un séjour s'élevait à 1 850 euros par mois selon Solidaris, soit plus de 200 euros de moins qu'à Bruxelles. Mais là aussi, les écarts entre provinces sont importants.
Le Brabant wallon fait figure d'exception : c'est la province wallonne la plus chère, avec un prix de journée moyen de 85,80 euros dans le privé selon les données de l'AViQ reprises par la RTBF, un niveau proche de celui de Bruxelles. Retrouvez les maisons de repos du Brabant wallon dans notre annuaire.
Le Hainaut est à l'inverse la province wallonne la moins coûteuse, avec un prix de journée moyen de 60,76 euros dans le privé. Dans le secteur public, c'est en province de Liège que les prix sont les plus bas, avec une moyenne de 52,21 euros par jour. Consultez les maisons de repos du Hainaut et les maisons de repos de Liège. Les provinces de Namur et de Luxembourg offrent également un large choix d'établissements.
La Flandre, en revanche, n'est pas une alternative moins chère. Selon l'association Okra, citée par la RTBF, un séjour y coûte en moyenne 2 359 euros par mois. Les provinces du Brabant flamand, d'Anvers ou de Flandre-Orientale ne permettent donc pas, en moyenne, de réaliser des économies par rapport à Bruxelles. Nous expliquons les raisons de ces différences dans notre article sur le coût plus élevé des maisons de repos en milieu urbain.
Le prix de journée couvre l'essentiel de la vie quotidienne en maison de repos. Il comprend en règle générale le logement dans la chambre, les repas, le chauffage, l'eau et l'électricité, l'entretien de la chambre ainsi que l'accès aux espaces communs et aux animations collectives. Les soins infirmiers et l'aide aux gestes du quotidien sont, eux, financés en grande partie par un forfait versé directement à l'établissement par Iriscare. Ce forfait n'apparaît pas sur la facture du résident, mais il représente une part importante du financement du secteur : il est passé en moyenne de 46,35 euros à 65,30 euros par jour depuis 2019, selon Iriscare.
À ce prix de base s'ajoutent des suppléments, qui varient fortement d'un établissement à l'autre. Il peut s'agir de l'entretien du linge personnel, du coiffeur, de la pédicure, du téléphone, de la télévision ou de l'accès à internet en chambre, des boissons en dehors des repas ou des sorties payantes. Les médicaments, les consultations du médecin traitant ou certaines séances de kinésithérapie restent également à la charge du résident, avec l'intervention habituelle de la mutualité. Enfin, l'aménagement personnel de la chambre, comme l'achat de meubles ou d'équipements spécifiques, n'est généralement pas compris.
À Bruxelles, ces suppléments représentent en moyenne 99 euros par mois selon Solidaris. Ce montant peut toutefois être bien plus élevé selon les habitudes du résident. Avant de signer la convention d'hébergement, il est donc indispensable de demander la liste complète des suppléments et leurs tarifs. Pour aller plus loin, consultez nos articles sur ce que couvre vraiment le prix d'une maison de repos et sur les tarifs cachés et comment les éviter.
Oui, mais ces hausses sont encadrées. À Bruxelles, une maison de repos peut adapter son prix d'hébergement à l'évolution du coût de la vie, à condition d'en informer Iriscare. Une augmentation plus importante, ou une hausse du prix des suppléments, doit suivre une procédure distincte. Pour les familles, il est utile de demander à l'établissement quand a eu lieu sa dernière augmentation et quelle en a été l'ampleur.
Pour connaître précisément vos droits, lisez nos articles sur les obligations légales des maisons de repos bruxelloises en matière de tarifs et sur les droits des résidents face à une hausse de tarifs. Et pour connaître les perspectives de l'année prochaine, consultez notre article sur l'évolution des prix des maisons de repos bruxelloises en 2027.
Face à des tarifs souvent supérieurs aux pensions, plusieurs dispositifs peuvent aider les résidents et leurs familles. Beaucoup de familles n'en bénéficient pourtant pas, faute de les connaître.
La GRAPA, ou garantie de revenus aux personnes âgées, complète les revenus des personnes de 65 ans et plus dont les ressources sont faibles. Elle ne paie pas directement la maison de repos, mais elle augmente les moyens du résident pour faire face à la facture. L'APA, l'allocation pour l'aide aux personnes âgées, est gérée par Iriscare à Bruxelles. Elle s'adresse aux personnes de 65 ans et plus en perte d'autonomie, sous conditions de revenus, et peut être perçue en maison de repos.
Le statut BIM, ou intervention majorée, réduit quant à lui la part à payer pour les soins de santé, qu'il s'agisse des consultations, des médicaments ou de la kinésithérapie. Un avantage appréciable lorsque ces frais s'ajoutent chaque mois au prix de journée.
Lorsque les revenus du résident ne suffisent pas, le CPAS peut prendre en charge une partie de la facture, après une enquête sociale. Il peut ensuite se retourner vers les enfants au titre de l'obligation alimentaire, selon ses propres règles. Nous détaillons ce mécanisme dans nos articles sur le rôle du CPAS pour les résidents bruxellois et sur les solutions lorsqu'on ne peut pas payer une maison de repos. Enfin, certaines dépenses peuvent ouvrir droit à des avantages fiscaux, que nous présentons dans notre article sur la fiscalité liée aux maisons de repos.
Préparer l'entrée en maison de repos commence par un point précis sur les revenus du futur résident : sa pension, ses éventuels revenus complémentaires et les aides auxquelles il a déjà droit. Comparer ce total au prix moyen de la catégorie d'établissement visée permet d'orienter rapidement la recherche vers le public, l'associatif ou le privé.
La comparaison entre établissements doit ensuite se faire sur des bases identiques. Un prix de journée plus bas assorti de nombreux suppléments peut finalement revenir plus cher qu'un prix plus élevé qui inclut davantage de services. Depuis février 2026, Iriscare publie en ligne les prix journaliers de chaque maison de repos bruxelloise, par commune, par type de gestion et par type de chambre, ce qui facilite grandement cette comparaison. Certains éléments peuvent également se discuter avec l'établissement, comme nous l'expliquons dans notre article sur la négociation des tarifs des maisons de repos à Bruxelles.
Enfin, un séjour en maison de repos dure souvent plusieurs années. Il est donc prudent d'anticiper les hausses de prix liées à l'inflation, ainsi que l'évolution possible des besoins du résident. Notre article consacré au budget d'un séjour longue durée à Bruxelles vous aide à faire ce calcul, et notre guide sur le reste à charge des familles complète cette réflexion.
Selon les données d'Iriscare, le prix de journée moyen d'une chambre individuelle est de 87,12 euros dans le privé et de 59,46 euros dans le public, soit environ 1 800 à 2 650 euros par mois hors suppléments. Les écarts entre établissements restent très importants.
Le prix du foncier, la forte proportion d'établissements privés dans certaines communes et le niveau de vie plus élevé expliquent en grande partie ces tarifs. Selon Solidaris, Bruxelles est la région la plus chère de Belgique francophone.
Selon sa situation, le résident peut bénéficier de la GRAPA, de l'APA gérée par Iriscare, du statut BIM pour les frais de santé et, si ses revenus ne suffisent pas, d'une intervention du CPAS.
Non. À Bruxelles, l'adaptation du prix d'hébergement au coût de la vie doit être notifiée à Iriscare, et les hausses plus importantes suivent une procédure spécifique.
Iriscare publie en ligne les prix journaliers de chaque établissement, par commune et par type de chambre. Nos conseillers peuvent aussi vous aider gratuitement à identifier les maisons de repos adaptées à votre budget.
Ainsi, le prix d'une maison de repos à Bruxelles varie fortement selon le type d'établissement, la chambre choisie et la commune. Si la moyenne dépasse 2 000 euros par mois, les maisons de repos publiques et les chambres doubles permettent de réduire sensiblement la facture. Les suppléments, souvent sous-estimés, doivent être intégrés au budget dès le départ.
Les aides financières comme la GRAPA, l'APA ou l'intervention du CPAS peuvent alléger le reste à charge pour les résidents aux revenus modestes. Pour trouver un établissement adapté à votre budget, nos conseillers vous accompagnent gratuitement. Appelez-nous au 02 318 04 78 ou demandez une recherche personnalisée. Retrouvez aussi l'ensemble de nos articles sur les coûts des maisons de repos en Belgique.
Nos conseillers vous orientent gratuitement vers des établissements adaptés à votre état de santé, votre budget et votre région en Belgique.
Appelez-nous au 02 318 04 78 pour une recherche personnalisée.
À Bruxelles, le prix d'une maison de repos dépend surtout du type de gestionnaire, du type de chambre et de la commune. Selon Iriscare, le prix de journée moyen d'une chambre individuelle est de 87,12 € dans le privé et de 59,46 € dans le public, soit environ 1 800 à 2 650 € par mois hors suppléments. Les suppléments ajoutent en moyenne 99 € par mois selon Solidaris. Les maisons de repos publiques et les chambres doubles permettent de réduire sensiblement la facture. Plusieurs aides existent pour alléger le reste à charge, notamment la GRAPA, l'APA, le statut BIM et l'intervention du CPAS.
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