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Actualités pour les personnes âgées en Belgique
Après une hospitalisation, le retour à la maison n’est pas toujours possible immédiatement. Une chute, une fracture, un AVC, une opération, une perte d’autonomie soudaine ou l’aggravation d’une maladie peuvent rendre le domicile inadapté aux nouveaux besoins d’une personne âgée.
La famille se retrouve alors face à une question urgente : que faire lorsque le retour à domicile est impossible après une hospitalisation ?
Plusieurs solutions peuvent être envisagées en Belgique selon l’état de santé et le niveau d’autonomie de la personne : organiser davantage d’aides et de soins à domicile, prévoir un court séjour après l’hospitalisation, rechercher une solution temporaire de convalescence ou envisager une entrée en maison de repos ou en maison de repos et de soins lorsque la perte d’autonomie est durable.
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Lorsqu’une personne âgée ne peut plus rentrer chez elle dans les mêmes conditions qu’avant son hospitalisation, la première étape consiste à déterminer pourquoi le retour à domicile est devenu difficile ou dangereux.
La question n’est pas uniquement de savoir si la personne peut physiquement rentrer chez elle.
Il faut déterminer si elle pourra y vivre dans des conditions suffisamment sûres une fois seule ou avec l’aide disponible.
Il est notamment important d’évaluer sa capacité à :
1. Se lever et se coucher sans danger ;
2. Marcher et se déplacer dans le logement ;
3. Utiliser les toilettes et assurer son hygiène ;
4. S’habiller et prendre ses repas ;
5. Prendre correctement ses médicaments ;
6. Réagir en cas de chute ou de problème médical ;
7. Rester seule plusieurs heures sans se mettre en danger.
Il faut également tenir compte de l’environnement : présence d’escaliers, salle de bain difficile d’accès, absence d’ascenseur, chambre à l’étage ou éloignement des proches.
Une personne peut donc être médicalement autorisée à quitter l’hôpital tout en ayant besoin d’une organisation importante pour pouvoir vivre à nouveau chez elle.
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Une hospitalisation peut provoquer une rupture importante dans l’autonomie d’une personne âgée.
Parfois, le problème est temporaire. Dans d’autres situations, l’hospitalisation révèle une perte d’autonomie qui existait déjà mais qui était jusqu’alors compensée par le conjoint ou la famille.
Après une chute, une fracture, une intervention chirurgicale ou une longue période d’immobilisation, la personne peut avoir davantage de difficultés à marcher, à se lever ou à monter des escaliers.
Un logement qui était adapté avant l’hospitalisation peut alors devenir difficile à utiliser.
La personne peut désormais avoir besoin d’aide pour la toilette, l’habillage, les repas ou les déplacements.
Lorsque ces besoins sont importants et répétés tout au long de la journée, un retour à domicile sans accompagnement supplémentaire peut devenir compliqué.
Une hospitalisation peut également mettre en évidence ou accentuer une désorientation, des troubles de mémoire ou des difficultés à gérer seul les activités du quotidien.
Dans ce contexte, il faut notamment vérifier si la personne est capable de prendre correctement ses médicaments, de préparer ses repas, d’utiliser ses appareils en sécurité et de demander de l’aide en cas de problème.
Il arrive également que le domicile reste techniquement accessible, mais que le conjoint ou les enfants ne puissent plus assurer le niveau d’aide désormais nécessaire.
Cette situation doit être prise en compte dans l’organisation de la sortie.
Lorsque le retour à domicile après l’hospitalisation semble difficile, il est important d’en parler le plus tôt possible avec l’équipe hospitalière et le service social de l’établissement.
Le travail social hospitalier participe notamment à la préparation de la sortie et à la coordination avec les structures et professionnels extérieurs.
N’attendez donc pas nécessairement le dernier jour d’hospitalisation pour signaler que le logement ou l’organisation familiale ne permet pas un retour dans de bonnes conditions.
Expliquez concrètement la situation :
« Mon parent vivait seul avant son hospitalisation, mais il ne peut plus se lever ni se déplacer sans aide. Quelles solutions devons-nous organiser pour sa sortie ? »
Plus les besoins sont identifiés tôt, plus il est possible d’examiner les différentes options disponibles.
Il n’existe pas une solution unique.
Le choix dépend principalement du caractère temporaire ou durable de la perte d’autonomie.
On peut généralement distinguer trois situations.
Si la personne conserve suffisamment d’autonomie, un retour à domicile peut parfois être organisé avec un accompagnement renforcé.
Selon les besoins, cela peut impliquer des soins infirmiers, une aide familiale, une aide pour les repas, une aide-ménagère, de la kinésithérapie, une téléassistance ou des adaptations du logement.
Cette solution est particulièrement pertinente lorsque la personne souhaite rester chez elle et que son état permet encore un maintien à domicile suffisamment sécurisé.
La personne peut avoir besoin de quelques semaines pour récupérer avant de pouvoir rentrer chez elle.
Dans cette situation, un court séjour en maison de repos après hospitalisation peut être envisagé.
Il permet d’offrir un hébergement temporaire et un accompagnement pendant la période où la personne n’est pas encore suffisamment autonome pour retourner immédiatement à son domicile.
Lorsque la perte d’autonomie est importante et durable et que les aides à domicile ne suffisent plus, une entrée en maison de repos après hospitalisation peut devenir une solution à envisager.
Si les besoins en soins sont particulièrement importants, une maison de repos et de soins peut être plus adaptée au profil de la personne.
Le court séjour en maison de repos est particulièrement intéressant lorsque la famille ne sait pas encore si le retour à domicile sera possible à moyen terme.
En Wallonie, le court séjour est un accueil temporaire organisé au sein d’une maison de repos ou d’une maison de repos et de soins.
Il peut notamment répondre à une période de convalescence après un séjour hospitalier.
Sa durée est fixée entre l’établissement et le résident ou son représentant et ne peut pas dépasser 90 jours cumulés par année civile.
Le court séjour poursuit notamment un objectif de retour à domicile lorsque celui-ci redevient possible.
Cette solution peut être intéressante lorsque la personne :
1. a encore besoin de récupérer après son hospitalisation ;
2. ne peut pas encore vivre seule en sécurité ;
3. doit retrouver une partie de sa mobilité ou de son autonomie ;
4. attend la mise en place d’aides à domicile ;
5. a besoin d’une solution temporaire avant qu’une décision à plus long terme soit prise.
Le court séjour peut ainsi servir de transition entre l’hôpital et le domicile.
La différence essentielle réside dans l’objectif et la durée de l’hébergement.
| Situation | Solution à envisager | Objectif |
|---|---|---|
| Perte d’autonomie temporaire | Court séjour | Préparer un retour à domicile |
| Autonomie suffisante avec soutien | Aides et soins à domicile | Continuer à vivre chez soi |
| Perte d’autonomie durable | Maison de repos | Bénéficier d’un hébergement et d’un accompagnement durables |
| Dépendance importante avec besoins de soins | Maison de repos et de soins | Disposer d’un accompagnement adapté à une dépendance importante |
Cette distinction permet d’éviter de rechercher immédiatement une solution permanente lorsqu’une récupération reste possible.
Une maison de repos après hospitalisation peut être envisagée lorsque la personne ne peut plus vivre seule et que les aides disponibles à domicile ne suffisent plus à répondre à ses besoins.
La question centrale est alors :
« La personne pourra-t-elle retrouver une autonomie suffisante pour vivre chez elle dans de bonnes conditions ? »
Si la réponse semble négative malgré les aides envisageables, il peut être pertinent de commencer à rechercher une solution d’hébergement permanent.
La décision doit prendre en compte non seulement l’état médical de la personne, mais aussi sa mobilité, ses capacités cognitives, son logement, la présence d’aidants et ses souhaits.
Les deux structures ne répondent pas exactement aux mêmes niveaux de besoins.
Une maison de repos offre un hébergement permanent et un accompagnement aux personnes âgées qui ne peuvent plus vivre seules dans de bonnes conditions.
Une maison de repos et de soins (MRS) est notamment destinée aux personnes présentant une dépendance importante et nécessitant davantage de soins infirmiers, paramédicaux ou d’aide dans les actes de la vie quotidienne.
Le choix doit donc être effectué en fonction du niveau de dépendance et des besoins réels du futur résident, et pas uniquement en fonction de la proximité géographique ou de la première place disponible.
Lorsque la sortie approche, la recherche peut devenir urgente.
Il est alors préférable d’élargir immédiatement la recherche à plusieurs établissements plutôt que d’attendre la réponse d’une seule maison de repos.
Identifiez le niveau d’autonomie, les soins nécessaires, les éventuels troubles cognitifs, la mobilité et les besoins particuliers de la personne.
La proximité avec les enfants ou le conjoint peut être importante, mais une zone de recherche trop réduite peut limiter les possibilités lorsqu’une place est nécessaire rapidement.
Demandez aux établissements s’ils disposent d’une place en court séjour après hospitalisation, en hébergement permanent ou dans les deux.
Lors du premier contact, précisez la situation :
« Mon parent doit sortir de l’hôpital et le retour à domicile n’est actuellement pas possible. Avez-vous une solution adaptée à son niveau d’autonomie ? »
Cela permet à l’établissement de comprendre immédiatement le degré d’urgence et le type d’admission recherché.
Même dans une situation urgente, il reste important de vérifier les tarifs, le niveau de soins, la chambre proposée, les services, les conditions d’admission et la capacité de l’établissement à prendre en charge les besoins spécifiques de la personne.
Les documents demandés peuvent varier selon l’établissement et la situation.
Il est utile de préparer rapidement les informations médicales et administratives nécessaires à l’étude de la demande d’admission.
Demandez à l’établissement choisi la liste exacte des documents nécessaires et vérifiez avec l’équipe hospitalière quels documents peuvent être préparés avant la sortie.
Plus le dossier est complet, plus il est facile pour la maison de repos d’évaluer si elle peut répondre aux besoins du futur résident.
C’est une situation particulièrement stressante pour les familles.
Les délais d’admission varient selon les établissements et les places disponibles. Il est donc possible que l’établissement souhaité ne puisse pas accueillir immédiatement la personne.
Dans ce cas, il est important de ne pas limiter la recherche à une seule solution.
Il peut être nécessaire d’examiner simultanément :
1. plusieurs maisons de repos dans une zone géographique plus large ;
2. les disponibilités en court séjour ;
3. les possibilités d’aides et de soins renforcés à domicile si un retour temporaire est envisageable ;
4. les solutions transitoires identifiées avec les professionnels qui préparent la sortie.
Une place temporaire peut parfois permettre d’attendre qu’une solution plus durable correspondant davantage aux préférences de la personne devienne disponible.
Oui, lorsque l’état et l’environnement de la personne le permettent.
Le maintien à domicile peut être réorganisé en combinant plusieurs formes d’accompagnement.
Il peut s’agir de soins infirmiers, d’une aide familiale, de kinésithérapie, d’aide pour les repas, de téléassistance ou d’aménagements destinés à sécuriser le logement.
En Wallonie, il existe également des services d’aide aux familles et aux aînés ainsi que des centres d’accueil ou de soins de jour pouvant participer au maintien à domicile.
La question à poser n’est donc pas seulement :
« Peut-il rentrer chez lui ? »
mais :
« Avec quelles aides pourrait-il rentrer chez lui de manière suffisamment sûre ? »
La décision est rarement simple.
Certains signaux peuvent néanmoins indiquer qu’un retour au domicile nécessite une réévaluation approfondie.
C’est notamment le cas lorsque la personne chute régulièrement, ne peut plus se déplacer seule, oublie fréquemment ses médicaments, ne parvient plus à assurer son hygiène ou son alimentation, se désoriente ou nécessite une présence très importante au cours de la journée et de la nuit.
Il faut également prendre en compte les capacités réelles de l’aidant.
Un conjoint âgé ou un enfant ne peut pas toujours assurer seul une présence permanente, des transferts physiques ou des soins importants.
Reconnaître ces limites permet de rechercher une solution plus adaptée avant qu’une nouvelle situation d’urgence ne survienne.
La préparation du retour peut être particulièrement complexe lorsqu’une personne âgée présente une maladie d’Alzheimer ou d’autres troubles cognitifs.
Il faut notamment évaluer sa capacité à rester seule, à s’orienter dans son logement, à prendre ses médicaments, à préparer ses repas et à réagir correctement en cas de problème.
Si les troubles sont importants, la recherche d’une maison de repos proposant un accompagnement adapté aux troubles cognitifs peut être envisagée.
Le niveau de dépendance et les besoins de soins doivent être examinés afin de déterminer le type d’établissement le plus adapté.
Après une chute ou une fracture, la principale difficulté est souvent la perte temporaire de mobilité.
Une personne qui vivait seule avant son accident peut avoir besoin d’aide pour marcher, se lever, se laver ou utiliser les escaliers.
Lorsque la récupération est attendue mais que le retour immédiat au domicile n’est pas suffisamment sûr, une solution temporaire peut être préférable à une décision définitive prise dans l’urgence.
Un court séjour après hospitalisation peut notamment permettre de laisser du temps à la personne pour récupérer et à la famille pour organiser la suite.
1. Quel niveau d’aide mon parent nécessitera-t-il une fois sorti ?
Demandez des informations concrètes concernant les déplacements, la toilette, les repas, les médicaments et les soins.
2. Le retour à domicile est-il réaliste avec les aides que nous pouvons mettre en place ?
Il faut comparer les besoins réels avec l’accompagnement effectivement disponible.
3. Un court séjour serait-il adapté à sa situation ?
Cette solution peut être pertinente lorsque la récupération est encore en cours.
4. Devons-nous commencer dès maintenant une recherche de maison de repos ?
Si la perte d’autonomie semble durable, commencer tôt permet d’élargir les possibilités.
5. Quels éléments devons-nous préparer avant la sortie ?
Demandez à l’équipe et aux établissements concernés quels documents et informations seront nécessaires pour assurer la continuité de l’accompagnement.
Il faut d’abord évaluer son niveau d’autonomie et les aides nécessaires, puis discuter de la préparation de la sortie avec l’équipe hospitalière. Selon la situation, un retour à domicile avec davantage d’aides, un court séjour ou une entrée en maison de repos peuvent être envisagés.
Oui, lorsqu’un hébergement permanent est adapté aux besoins de la personne et qu’une place est disponible dans un établissement pouvant l’accueillir. Les conditions d’admission doivent être vérifiées auprès de la maison de repos concernée.
En Wallonie, le court séjour est un hébergement temporaire en maison de repos ou maison de repos et de soins. Il peut notamment être utilisé pendant une convalescence après un séjour hospitalier et vise notamment à préparer un retour à domicile lorsque celui-ci est possible.
En Wallonie, la durée est déterminée avec l’établissement et ne peut pas dépasser 90 jours cumulés par année civile, dans un ou plusieurs établissements.
Il est conseillé de contacter plusieurs établissements simultanément en précisant qu’il s’agit d’une sortie d’hospitalisation, le niveau d’autonomie de la personne et si la recherche concerne un court séjour ou une admission permanente. Les disponibilités varient selon les établissements.
Élargissez la recherche géographique et examinez en parallèle les courts séjours et les possibilités d’accompagnement renforcé à domicile lorsqu’un retour temporaire reste envisageable. Le service social de l’hôpital peut également participer à la préparation et à la coordination de la sortie.
Oui. Le travail social hospitalier intervient notamment dans l’évaluation de la situation sociale du patient, la préparation de la sortie et la coordination avec les services et structures extérieurs nécessaires à la continuité de l’accompagnement.
Oui, si son état, son logement et le niveau d’aide disponible permettent un retour suffisamment sûr. Les besoins doivent être évalués concrètement afin de déterminer quels soins, aides humaines ou adaptations seront nécessaires.
Cela dépend principalement du niveau de dépendance et des besoins en soins. Une maison de repos peut convenir lorsqu’une personne ne peut plus vivre seule, tandis qu’une maison de repos et de soins est destinée à des personnes fortement dépendantes nécessitant un accompagnement plus important.
Il est important de comprendre les raisons de son refus et de lui présenter les différentes options possibles. Lorsque cela est réalisable, une solution temporaire, un renforcement des aides à domicile ou un court séjour peuvent permettre d’éviter une décision définitive prise dans l’urgence. La capacité de la personne à prendre elle-même les décisions qui la concernent doit également être respectée.
Lorsque le retour à domicile est impossible après une hospitalisation, la priorité est d’évaluer rapidement les nouvelles capacités de la personne âgée et les conditions nécessaires à une sortie suffisamment sûre.
Il n’est pas toujours nécessaire de passer directement de l’hôpital à un hébergement permanent. Lorsque la perte d’autonomie est temporaire, un court séjour après hospitalisation ou un retour à domicile avec davantage d’aides peut constituer une solution intermédiaire. Lorsque la dépendance est importante et durable, une maison de repos ou une maison de repos et de soins peut être plus adaptée.
Dans tous les cas, la préparation doit idéalement commencer avant la sortie de l’hôpital afin de comparer les solutions et d’éviter une décision précipitée.
Lorsqu’un retour à domicile est impossible après une hospitalisation, plusieurs solutions peuvent être envisagées pour une personne âgée en Belgique. Si la perte d’autonomie est temporaire, un court séjour en maison de repos après hospitalisation peut faciliter la convalescence avant un retour chez soi. Lorsque le domicile reste envisageable, des aides et soins supplémentaires peuvent être organisés. En revanche, si la perte d’autonomie est importante et durable, une entrée en maison de repos ou en maison de repos et de soins peut devenir nécessaire. Le service social de l’hôpital peut participer à la préparation de la sortie et à la coordination des solutions adaptées.
1. Si la perte d’autonomie est temporaire : un court séjour après hospitalisation peut offrir une solution de transition pendant la convalescence avant le retour à domicile.
2. Si le domicile reste possible : des soins infirmiers, une aide familiale, des adaptations du logement ou d’autres services peuvent permettre à la personne âgée de continuer à vivre chez elle dans de meilleures conditions.
3. Si la perte d’autonomie est durable : une maison de repos après hospitalisation ou une MRS peut être envisagée. Il est préférable de commencer les recherches avant la sortie et de contacter plusieurs établissements lorsque la situation est urgente.
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