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Actualités pour les personnes âgées en Belgique
Barrières de lit, ceinture, tablette empêchant une personne de se lever, fauteuil adapté ou encore isolement : lorsqu’un proche vit en maison de repos, certaines mesures destinées à prévenir une chute ou un accident peuvent fortement limiter sa liberté de mouvement.
Ces pratiques soulèvent une question importante : une maison de repos peut-elle mettre un résident sous contention en Belgique ?
La réponse demande de la nuance. Une contention en maison de repos ne doit pas être appliquée automatiquement parce qu’un résident est âgé, désorienté ou présente un risque de chute. Son utilisation doit être justifiée, proportionnée et régulièrement réévaluée.
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La contention désigne une mesure ou un dispositif qui limite les mouvements ou la liberté de déplacement d’une personne.
Elle peut être envisagée lorsqu’un résident présente un risque important pour sa propre sécurité ou celle d’autres personnes. Mais la frontière entre une mesure destinée à protéger et une restriction importante de liberté peut être délicate.
C’est pourquoi la contention chez une personne âgée doit être considérée comme une mesure nécessitant une véritable réflexion individualisée et non comme une réponse automatique à la dépendance ou à la désorientation.
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La contention ne correspond pas uniquement au fait d’« attacher » physiquement une personne.
Selon les circonstances et la manière dont ils sont utilisés, différents dispositifs peuvent limiter la liberté de mouvement du résident.
Il peut notamment s’agir d’une ceinture, d’un dispositif empêchant une personne de quitter son fauteuil ou son lit, de certaines tablettes de fauteuil ou encore de barrières de lit lorsqu’elles empêchent effectivement le résident de sortir librement de son lit.
La question essentielle n’est donc pas uniquement le nom du dispositif utilisé, mais son effet réel sur la liberté de mouvement du résident.
Elles peuvent l’être.
Une barrière de lit n’est pas automatiquement anodine simplement parce qu’elle vise à prévenir une chute.
Lorsque son utilisation empêche un résident de quitter son lit librement, elle peut constituer une mesure restrictive de mouvement et doit donc être évaluée avec attention.
C’est particulièrement important chez les personnes désorientées : un résident peut tenter de franchir la barrière, ce qui peut créer d’autres risques.
La bonne question n’est donc pas seulement :
« Faut-il mettre des barrières pour éviter une chute ? »
mais plutôt :
« Quelle solution présente le meilleur équilibre entre sécurité, autonomie et liberté de mouvement pour ce résident précis ? »
En Wallonie, les mesures de contention et d’isolement en maison de repos doivent rester exceptionnelles.
Elles peuvent être envisagées lorsqu’elles sont nécessaires pour garantir la sécurité d’un résident qui présente un danger pour lui-même ou pour d’autres personnes.
Cette recherche de sécurité doit toutefois être conciliée avec le droit du résident à la liberté de mouvement.
L’établissement doit disposer de procédures permettant d’encadrer l’application de ces mesures, leur surveillance et leur réévaluation.
Avant toute mesure de contention ou d’isolement, des alternatives à la contention doivent être envisagées.
C’est un principe essentiel.
Un résident qui se lève fréquemment la nuit, tente de quitter son fauteuil ou présente des chutes répétées ne devrait pas automatiquement être immobilisé.
L’équipe doit chercher à comprendre la cause du comportement et évaluer les autres solutions possibles.
La contention doit donc s’inscrire dans une réflexion globale sur le rapport entre sécurité, autonomie, liberté de mouvement et qualité de vie.
Il n’existe pas une alternative unique adaptée à tous les résidents.
La bonne réponse dépend notamment de l’état de santé, de la mobilité, des capacités cognitives, du comportement, de l’environnement et des causes du risque identifié.
Selon la situation, l’équipe peut réfléchir à un aménagement de l’environnement, à une surveillance adaptée, à un positionnement différent du mobilier, à des équipements moins restrictifs ou à une meilleure compréhension de ce qui provoque les déplacements ou l’agitation.
Chez une personne atteinte de troubles cognitifs, il peut également être utile de rechercher ce qui déclenche l’agitation : douleur, besoin d’aller aux toilettes, inconfort, anxiété, environnement inhabituel ou besoin non exprimé.
L’objectif est de protéger la personne sans limiter inutilement son autonomie.
Une mesure de contention ne doit pas reposer sur une décision improvisée ou devenir une habitude simplement parce qu’elle facilite l’organisation quotidienne.
La décision doit être individualisée et prise dans le cadre de l’équipe de soins, avec l’intervention des professionnels concernés.
Elle doit notamment permettre d’identifier :
1. le résident concerné ;
2. les raisons précises de la mesure ;
3. l’objectif recherché ;
4. le type de contention utilisé ;
5. les modalités et périodes d’application ;
6. la manière dont le résident est surveillé ;
7. la date prévue pour réexaminer la mesure.
Cette traçabilité permet d’éviter qu’une mesure initialement temporaire devienne permanente sans réévaluation.
Une mesure de contention doit être limitée dans le temps autant que possible et faire l’objet d’une réévaluation régulière.
Une contention mise en place parce qu’un risque existe aujourd’hui ne devrait pas être automatiquement maintenue si la situation du résident évolue.
L’équipe doit donc régulièrement se demander :
« Cette mesure est-elle encore nécessaire ? »
Si ce n’est plus le cas, elle doit pouvoir être adaptée ou arrêtée.
L’information du résident et, selon sa situation, de sa famille ou de son représentant constitue un élément important de la prise en charge.
Les proches peuvent légitimement demander :
1. Pourquoi cette mesure a-t-elle été décidée ?
2. Quel risque précis cherche-t-on à éviter ?
3. Quelles alternatives ont été envisagées ?
4. Combien de temps la mesure est-elle prévue ?
5. Quand sera-t-elle réévaluée ?
Ces questions permettent de vérifier que la mesure répond bien à une situation individuelle et non à une pratique systématique de l’établissement.
La question du consentement à une contention doit être examinée en fonction de la situation du résident, de sa capacité à prendre des décisions et du contexte dans lequel la mesure est envisagée.
De manière générale, les droits du patient reposent notamment sur l’information et le consentement aux interventions de soins.
Lorsque le résident est en mesure d’exprimer sa volonté, son avis doit donc être pris en considération.
Lorsqu’il n’est plus capable d’exercer lui-même certains de ses droits, les règles applicables à sa représentation doivent être prises en compte.
Les situations d’urgence ou de danger immédiat peuvent nécessiter une réponse différente et doivent être évaluées par les professionnels concernés.
La question de la contention d’une personne atteinte d’Alzheimer en maison de repos est particulièrement sensible.
Une personne désorientée peut se lever fréquemment, déambuler, tenter de sortir de sa chambre ou ne pas percevoir certains dangers.
Ces comportements peuvent augmenter le risque de chute ou d’accident, mais ils ne signifient pas automatiquement qu’une contention constitue la meilleure solution.
Le diagnostic d’Alzheimer ne doit donc jamais devenir, à lui seul, une justification automatique à la contention.
Il est important de rechercher la cause du comportement, d’évaluer les alternatives possibles et de réexaminer régulièrement toute mesure restrictive.
Le risque de chute en maison de repos doit être pris au sérieux, mais il ne signifie pas automatiquement qu’une contention doit être utilisée.
Il est nécessaire d’analyser la situation dans son ensemble : mobilité du résident, médicaments, état cognitif, environnement de la chambre, chaussures, fatigue, besoin d’aide pour les déplacements ou autre facteur pouvant augmenter le risque.
La prévention des chutes doit donc chercher à préserver au maximum la mobilité et l’autonomie du résident tout en réduisant les risques.
Une contention n’est pas une mesure anodine.
Limiter les mouvements d’une personne âgée peut avoir des conséquences sur son autonomie, sa mobilité, son confort et son bien-être psychologique.
Une restriction trop importante des mouvements peut notamment accentuer la perte d’autonomie lorsqu’elle réduit les possibilités de se lever, de marcher ou d’effectuer certains gestes du quotidien.
La contention peut également être mal vécue par une personne qui ne comprend pas pourquoi elle ne peut plus se déplacer librement.
C’est pourquoi la réflexion ne doit pas être limitée à :
« Comment empêcher la personne de tomber ? »
mais plutôt à :
« Comment réduire le risque tout en préservant autant que possible sa liberté et son autonomie ? »
Découvrir qu’un parent est attaché, maintenu dans un fauteuil ou empêché de quitter son lit peut être très inquiétant.
La première étape consiste à demander un échange avec l’équipe afin de comprendre précisément la situation.
L’établissement doit pouvoir expliquer le risque identifié et l’objectif recherché.
Il est important de comprendre pourquoi une solution moins restrictive n’a pas été retenue ou s’est révélée insuffisante.
Une contention ne doit pas être considérée comme définitive simplement parce qu’elle a été mise en place.
Une mesure restrictive nécessite une surveillance adaptée au résident et à son état.
Si les explications sont insuffisantes ou si vous estimez que la situation a changé, demandez un échange avec la direction, l’équipe de soins et le médecin concerné.
La politique concernant la contention peut être abordée avant même l’admission d’un proche.
Lors d’une visite, posez notamment ces questions :
1. Quelle est votre politique concernant la contention ?
2. Quelles alternatives utilisez-vous avant d’y recourir ?
3. Comment gérez-vous les résidents qui chutent régulièrement ?
4. Comment accompagnez-vous les personnes atteintes d’Alzheimer qui déambulent ?
5. Comment les familles sont-elles informées lorsqu’une mesure restrictive est envisagée ?
Les réponses peuvent donner de précieuses indications sur la philosophie d’accompagnement et le niveau d’individualisation des soins dans l’établissement.
Non. Il serait inexact d’affirmer que toute contention est interdite. Elle doit toutefois rester une mesure exceptionnelle, motivée par une situation de sécurité et encadrée afin de protéger les droits du résident.
Une mesure de contention physique ne doit pas être utilisée comme une simple solution de facilité. Elle doit être justifiée, individualisée, surveillée et réévaluée.
Elles peuvent constituer une contention lorsqu’elles empêchent le résident de sortir librement de son lit. Leur utilisation doit donc être évaluée selon les besoins et les risques propres à la personne.
Le diagnostic d’Alzheimer ne suffit pas à justifier automatiquement une contention. La situation doit être évaluée individuellement et des alternatives doivent être recherchées.
La famille ou le représentant peut demander des explications et solliciter un réexamen de la mesure. La décision doit toutefois tenir compte de la situation médicale, des droits du résident et des risques identifiés par l’équipe.
Une mesure de contention doit être régulièrement réévaluée. Si elle n’est plus nécessaire ou si une alternative adaptée devient possible, son maintien doit être réexaminé.
Les droits du résident, sa capacité à exprimer son consentement et, lorsqu’il n’est plus en mesure de le faire, les règles relatives à sa représentation doivent être pris en compte. Une situation de danger immédiat peut toutefois nécessiter une analyse spécifique.
La contention en maison de repos en Belgique ne doit jamais être considérée comme une mesure banale ou automatique.
Elle doit rester exceptionnelle, être liée à un risque clairement identifié et préserver autant que possible le droit du résident à la liberté de mouvement.
Avant toute contention, l’équipe doit rechercher des solutions moins restrictives. Lorsqu’une mesure est décidée, ses motifs, ses modalités, sa surveillance et sa durée doivent être encadrés et régulièrement réévalués.
Pour les familles, cinq questions sont particulièrement importantes : Pourquoi cette contention ? Quelles alternatives ont été envisagées ? Combien de temps est-elle prévue ? Comment mon proche sera-t-il surveillé ? Quand la mesure sera-t-elle réévaluée ?
Lors du choix d’une maison de repos, il peut également être utile de comparer les pratiques des établissements en matière de prévention des chutes, d’accompagnement des personnes atteintes d’Alzheimer et d’alternatives à la contention.
La contention en maison de repos en Belgique désigne différentes mesures qui limitent la liberté de mouvement d’un résident afin de prévenir certains risques. En Wallonie, une mesure de contention ou d’isolement doit rester exceptionnelle et être justifiée par un objectif de sécurité. Avant d’y recourir, l’équipe de soins doit envisager des alternatives à la contention. La décision doit être individualisée, documentée, surveillée et régulièrement réévaluée. Les droits du résident, sa liberté de mouvement, son information et, selon la situation, celle de sa famille ou de son représentant restent au centre de la prise en charge.
1. La contention ne doit pas devenir une mesure de routine. En maison de repos, elle doit rester exceptionnelle et répondre à une situation de sécurité clairement identifiée.
2. Des alternatives doivent être recherchées. Avant de limiter les mouvements d’un résident, l’équipe doit envisager des solutions moins restrictives adaptées à ses besoins, à son état de santé et à son environnement.
3. Toute contention doit être encadrée et réévaluée. Ses motifs, son type, sa durée, ses modalités d’application et sa surveillance doivent être clairement définis afin de préserver autant que possible l’autonomie et les droits du résident.
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