Avec l’évolution de la maladie d’Alzheimer, l’alimentation devient progressivement plus difficile. Utiliser des couverts, reconnaître les aliments, mâcher, avaler ou simplement rester concentré pendant tout un repas peut devenir compliqué. Une question revient souvent chez les familles et les professionnels : faut-il aider physiquement une personne atteinte d’Alzheimer à manger ?
La réponse dépend du stade de la maladie et du niveau d’autonomie de la personne. L’objectif n’est jamais de faire à la place de la personne, mais de l’aider juste ce qu’il faut pour maintenir son autonomie le plus longtemps possible tout en évitant la dénutrition et les fausses routes.
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Dans l’accompagnement des personnes atteintes d’Alzheimer, on parle souvent d’« aide adaptée » ou d’« aide partielle ». Cela signifie que l’on doit encourager la personne à faire seule tout ce qu’elle peut encore faire, et intervenir seulement lorsque cela devient nécessaire.
Par exemple, la personne peut encore tenir sa cuillère mais ne plus réussir à couper la viande. Dans ce cas, il suffit de couper les aliments et de laisser la personne manger seule. Si la personne oublie de manger, il faut la stimuler verbalement. Si elle n’arrive plus à porter la cuillère à la bouche, une aide physique devient nécessaire.
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L’aide physique devient nécessaire lorsque la personne ne mange plus suffisamment seule, lorsqu’elle se fatigue trop, lorsqu’elle n’arrive plus à utiliser les couverts ou lorsqu’il existe un risque de dénutrition.
| Situation | Type d’aide | Objectif |
|---|---|---|
| La personne mange seule mais lentement | Stimulation verbale | Maintenir l’autonomie |
| Difficulté à couper les aliments | Préparer l’assiette | Faciliter le repas |
| Oublie de manger | Rappels réguliers | Éviter la dénutrition |
| Difficulté à utiliser les couverts | Aide partielle | Maintenir l’autonomie |
| Ne peut plus manger seule | Aide complète | Assurer une alimentation suffisante |
| Troubles de la déglutition | Surveillance étroite | Éviter les fausses routes |
Aider une personne à manger ne signifie pas aller vite. Au contraire, l’aide doit être lente, douce et respectueuse. Il est recommandé de s’asseoir à hauteur de la personne, de lui parler calmement, de lui expliquer ce que l’on fait et de respecter son rythme.
Il est préférable de proposer de petites bouchées, de laisser le temps d’avaler avant de proposer une autre bouchée et de proposer régulièrement à boire. Le contact visuel, les encouragements et une atmosphère calme sont très importants.
Certaines erreurs peuvent aggraver les difficultés alimentaires : aller trop vite, forcer la personne à manger, parler trop fort, donner des bouchées trop grosses, mélanger tous les aliments dans l’assiette ou installer la personne dans une mauvaise position.
La position est très importante : la personne doit être assise bien droite pour éviter les fausses routes.
Même lorsque la personne a besoin d’aide, le repas doit rester un moment agréable et digne. Il est important de continuer à parler avec la personne, de maintenir une relation humaine et de respecter ses goûts alimentaires.
L’aide au repas est un acte de soin, mais aussi un acte relationnel.
Lorsque l’aide physique devient nécessaire, il est important de surveiller le poids, l’appétit et l’hydratation. Une perte de poids peut être un signe que l’aide n’est pas suffisante ou que la personne a des troubles de la déglutition.
L’hydratation est tout aussi importante que l’alimentation.
Oui, si elle ne peut plus manger seule ou si elle ne mange pas suffisamment. L’objectif est d’éviter la dénutrition.
Il faut prendre son temps, parler calmement, proposer de petites bouchées et respecter son rythme.
Lorsque la personne n’arrive plus à utiliser les couverts, oublie de manger ou perd du poids.
Le repas peut durer entre 30 minutes et 1h30 selon le stade de la maladie.
Le refus peut être lié à la fatigue, à la douleur, à la dépression, aux troubles de la déglutition ou à la désorientation.
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