La dénutrition est l’un des risques les plus fréquents chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer vivant en institution. Avec l’évolution de la maladie, les troubles cognitifs, la perte d’autonomie, les troubles de la déglutition ou encore la perte d’appétit peuvent entraîner une diminution progressive des apports alimentaires. Pourtant, la nutrition joue un rôle fondamental dans le maintien de la santé, de l’autonomie et de la qualité de vie.
Éviter la dénutrition chez les personnes Alzheimer nécessite une prise en charge globale qui implique le personnel soignant, les équipes de cuisine, les médecins, les familles et l’organisation même des repas.
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La maladie d’Alzheimer entraîne des troubles qui ont un impact direct sur l’alimentation. La personne peut oublier de manger, ne plus reconnaître les aliments, avoir des difficultés à utiliser les couverts ou perdre la sensation de faim. À cela s’ajoutent parfois des troubles de la déglutition, une fatigue importante ou des troubles du comportement qui compliquent les repas.
En institution, la surveillance nutritionnelle est donc essentielle pour éviter la perte de poids, la fatigue, la perte musculaire, l’augmentation du risque de chute et la fragilisation générale de la personne.
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La prévention de la dénutrition repose sur plusieurs actions concrètes mises en place par les équipes soignantes et les professionnels de la nutrition. Il ne s’agit pas seulement de faire manger la personne, mais de mettre en place un environnement et une organisation adaptés à la maladie.
| Stratégie | Description | Objectif |
|---|---|---|
| Surveillance du poids | Pesée régulière et suivi des apports alimentaires | Détecter rapidement la dénutrition |
| Adaptation des textures | Aliments hachés, mixés ou moulinés selon les capacités | Faciliter la déglutition |
| Enrichissement des repas | Ajouter du beurre, de la crème, des œufs ou du fromage | Augmenter les apports caloriques |
| Fractionnement des repas | Proposer plusieurs petits repas dans la journée | Augmenter les apports alimentaires |
| Aide au repas | Accompagnement par le personnel soignant | Maintenir une alimentation suffisante |
| Environnement calme | Limiter le bruit et les distractions | Améliorer la concentration pendant le repas |
| Hydratation régulière | Proposer de l’eau et des boissons enrichies | Éviter la déshydratation |
Lorsque l’appétit diminue, il est essentiel d’augmenter les apports caloriques sans augmenter les quantités. C’est ce que l’on appelle l’enrichissement alimentaire. Les équipes peuvent enrichir les plats avec des matières grasses, du lait en poudre, des œufs, du fromage râpé ou des compléments nutritionnels.
Par exemple, une purée peut être enrichie avec du beurre et du fromage, un yaourt peut être enrichi avec de la crème, et une soupe peut contenir du fromage fondu. Cette méthode permet d’augmenter l’apport énergétique sans augmenter le volume du repas.
Le personnel soignant joue un rôle central dans la prévention de la dénutrition. Il doit surveiller si la personne mange correctement, l’aider si nécessaire, encourager sans forcer, respecter le rythme de la personne et signaler toute perte de poids ou tout changement de comportement alimentaire.
Le repas doit rester un moment agréable. La manière dont le repas est présenté, l’ambiance de la salle à manger, la patience du personnel et la relation humaine influencent directement la prise alimentaire.
Les personnes atteintes d’Alzheimer sont très sensibles aux repères et aux habitudes. Des horaires de repas réguliers, une place attitrée à table, des routines alimentaires et des aliments familiers peuvent améliorer considérablement la prise alimentaire.
Le respect des habitudes alimentaires de la personne est essentiel : préférences alimentaires, goûts sucrés ou salés, plats connus, etc.
La dénutrition entraîne une perte de poids, une fonte musculaire, une fatigue importante, une augmentation du risque de chute, une diminution des défenses immunitaires et une aggravation de la dépendance. Elle peut également accélérer la progression de la maladie et augmenter le risque d’hospitalisation.
Prévenir la dénutrition est donc une priorité médicale et humaine en institution.
Les principaux signes sont la perte de poids, la fatigue, la fonte musculaire, la baisse d’appétit, les vêtements qui deviennent trop grands et la faiblesse générale.
En général, il est recommandé de proposer trois repas principaux et deux à trois collations pour éviter les longues périodes sans manger.
Les aliments riches en calories et en protéines sont à privilégier : œufs, poisson, viande, produits laitiers, purées enrichies, soupes enrichies et desserts lactés.
La maladie peut provoquer une perte d’appétit, des troubles de la reconnaissance des aliments, des difficultés à avaler ou des troubles du comportement.
Oui, grâce à la surveillance du poids, à l’enrichissement alimentaire, à l’aide pendant les repas et à une organisation adaptée.
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