L’aide aux repas pour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer en maison de repos est un enjeu majeur. Avec l’évolution de la maladie, les résidents peuvent oublier de manger, ne plus reconnaître les aliments, perdre l’usage des couverts ou refuser de s’alimenter. Ces troubles peuvent rapidement entraîner une perte de poids, de la dénutrition ou des problèmes de déshydratation.
Le moment du repas doit donc être organisé, structuré et adapté afin de maintenir l’autonomie, assurer des apports nutritionnels suffisants et préserver le plaisir de manger.
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La maladie d’Alzheimer entraîne des troubles cognitifs qui vont progressivement perturber la prise des repas. La personne peut oublier l’utilité des couverts, oublier qu’elle est en train de manger ou ne plus reconnaître les aliments dans son assiette. Certains résidents peuvent également perdre l’appétit, devenir agités pendant le repas ou refuser de manger sans raison apparente.
Il arrive aussi que la personne ait des difficultés à mâcher ou à avaler, ce qui augmente le risque de fausses routes. Dans d’autres cas, la personne mange très lentement ou garde les aliments en bouche sans avaler. Tous ces troubles nécessitent une adaptation de l’accompagnement pendant les repas.
Comprendre l’origine du trouble est essentiel pour adapter l’aide apportée au résident. Un refus de manger peut par exemple être lié à la fatigue, à la douleur, à un environnement trop bruyant ou simplement à un aliment que la personne n’aime pas.
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L’environnement dans lequel se déroule le repas influence fortement la capacité d’une personne Alzheimer à manger correctement. Un environnement bruyant, agité ou stressant peut perturber la concentration et réduire la quantité de nourriture consommée.
En maison de repos, il est recommandé de créer un environnement calme et rassurant. La table doit être simple, bien éclairée et sans trop d’objets. Les assiettes contrastées permettent de mieux distinguer les aliments. Les repas doivent être servis à des horaires réguliers afin de maintenir des repères dans la journée. Plus l’environnement est stable et prévisible, plus la personne Alzheimer sera capable de manger correctement.
Le repas doit également rester un moment agréable et social. Même si la personne mange lentement, il est important de lui laisser le temps nécessaire sans la presser.
Maintenir l’autonomie le plus longtemps possible est un objectif important en maison de repos. Même si la personne a des difficultés, elle doit être encouragée à participer au repas. L’autonomie permet de préserver la motricité, l’estime de soi et la dignité de la personne.
Il est souvent utile d’adapter les couverts, de couper les aliments à l’avance ou de proposer des aliments faciles à manger. Lorsque la personne n’arrive plus à utiliser les couverts, il est possible de proposer des aliments à manger avec les doigts. Cette technique permet souvent d’augmenter les apports alimentaires tout en maintenant une certaine autonomie.
Lorsque la personne n’arrive plus à manger seule, le soignant peut guider doucement la main ou aider progressivement sans faire à la place trop rapidement. L’accompagnement doit être progressif, rassurant et respectueux du rythme de la personne.
Avec l’évolution de la maladie, les troubles de la mastication et de la déglutition deviennent fréquents. Il est alors nécessaire d’adapter la texture des aliments afin d’éviter les fausses routes et de faciliter l’alimentation.
Voici les principales textures alimentaires utilisées en maison de repos :
| Texture | Description | Exemples d'aliments |
|---|---|---|
| Normal | Alimentation classique sans adaptation | Viande, légumes, féculents, pain |
| Haché | Aliments coupés en très petits morceaux | Viande hachée, légumes tendres |
| Mixé | Aliments sous forme de purée homogène | Purée, viande mixée, compote |
| Lisse | Texture très fine sans morceaux | Yaourt, crème, pudding |
| Finger food | Aliments pouvant être mangés avec les doigts | Sandwichs, légumes cuits, fruits mous |
L’adaptation des textures permet de sécuriser les repas, de réduire les risques de fausses routes et de maintenir une alimentation suffisante.
La dénutrition est très fréquente chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer en institution. Elle peut entraîner une grande fatigue, une perte musculaire, un risque de chute plus élevé, des infections plus fréquentes et une perte d’autonomie plus rapide.
Pour éviter la dénutrition, l’alimentation doit être enrichie et adaptée aux goûts de la personne. Il est souvent préférable de proposer plusieurs petits repas dans la journée plutôt que trois repas trop importants. Les collations sont très importantes en maison de repos. Le plaisir alimentaire joue également un rôle essentiel. Une personne Alzheimer mangera plus facilement des aliments qu’elle aime et qu’elle reconnaît.
La surveillance du poids et de l’hydratation est indispensable afin de détecter rapidement une perte de poids ou une dénutrition.
Le refus de manger est une situation fréquente en maison de repos. Il est important de ne pas forcer la personne, car cela peut créer de l’angoisse et un blocage lors des repas suivants. Il est préférable de rester calme, de retirer l’assiette et de proposer à nouveau à manger un peu plus tard.
Parfois, il suffit de changer d’aliment, de proposer un dessert ou une collation pour que la personne accepte de manger. Le refus peut être lié à la fatigue, à une douleur, à un problème dentaire ou à un environnement trop bruyant. Il est donc important d’essayer de comprendre la cause du refus plutôt que de se concentrer uniquement sur la quantité mangée.
Il faut créer un environnement calme, proposer des aliments qu’elle aime, adapter la texture des aliments, fractionner les repas et laisser suffisamment de temps pour manger.
Le refus peut être lié à la fatigue, à la douleur, à la dépression, à la perte d’appétit, à un environnement stressant ou à une difficulté à avaler.
Selon les difficultés, on peut proposer une alimentation normale, hachée, mixée ou lisse. La texture doit être adaptée aux capacités de mastication et de déglutition.
Il faut enrichir l’alimentation, proposer des collations, surveiller le poids, adapter les textures et maintenir un environnement calme pendant les repas.
Oui, les aliments à manger avec les doigts permettent souvent de maintenir l’autonomie et d’augmenter les apports alimentaires lorsque la personne ne sait plus utiliser les couverts.
Aider une personne Alzheimer à manger en maison de repos demande une adaptation constante, de la patience et une bonne observation du comportement du résident. La texture des aliments, le maintien de l’autonomie et la prévention de la dénutrition sont les éléments essentiels pour assurer une alimentation suffisante et préserver la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.
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