La perte d’autonomie des personnes âgées : Comment la prévenir ?


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Si vous constatez chez votre parent âgé, certes signes de défaillance, vous êtes en droit de penser qu’il accuse une perte d’autonomie et vous devez sans tarder consulter, avec lui, un médecin spécialisé dans les troubles de la personne âgée, le gériatre.

Plus tôt détectés, ces troubles pourront être traités et son autonomie sera, de fait, prolongée. Il s’agit des signes suivants :

 

  • Une perte de poids rapide, 5% de son poids en 3 mois ou 10% en 6 mois. Il s’agit peut-être d’une anémie ou d’une insuffisance cardiaque.

 

  • Un essoufflement au repos : Surtout si cet essoufflement est plus important en position couchée qu’assise.

 

  • Des chutes de plus en plus fréquentes : Elles sont peut-être la conséquence d’un trouble de l’équilibre, de l’orientation, ou d’un problème de vue. Le port d’une canne peut-être utile.

 

  • Une baisse rapide de l’ouïe ou de la vue. Une consultation chez les spécialistes, de l’audition et de la vue, pour réaliser un audiogramme en vue d’une aide-auditive, et chez un ophtalmologue pour le port de lunettes plus adaptées, permettront également de lui assurer une plus grande autonomie dans sa vie quotidienne.

 

  • Des douleurs : Quelques soient leur localisation, elles doivent être soulagées. Mieux vaut consulter, il peut s’agir par exemple d’une arthrose naissante.

 

  • Des fractures fréquentes, elles peuvent être dues à une fragilité osseuse ou une maladie comme l’ostéoporose. Une carence en calcium en est souvent à l’origine.

 

  • Des pertes de mémoire : Trois belges sur dix en sont victimes. Elles ne signifient pas forcément qu’il s’agit de la maladie d’Alzheimer. Les troubles de la mémoire peuvent être la conséquence d’une prise trop importante de tranquillisants, d’une carence qui peut-être analysée et comblée.

 

  • Des troubles du comportement : Votre parent devient vite irascible, coléreux, ou dépressif. Il affiche une attitude négligée, ce qui se ressent également dans l’entretien de son domicile, ses factures s’accumulent, il n’a plus ni l’envie, ni la force de gérer. C’est le signal qu’il a besoin d’aide et d’assistance au plus vite. 

 

Ainsi, dépistés au plus tôt, ces troubles peuvent être rapidement traités et prolonger d’autant l’autonomie de la personne âgée.

Le principal danger, en vieillissant est le risque de chute. Il entraine des fractures, notamment du col du fémur, très handicapantes. Elles sont même à l’origine des deux-tiers des décès chez les plus de 75 ans. D’où l’urgence de les prévenir.

Pour les éviter, il est recommandé d’aménager son intérieur en supprimant, tapis, meubles encombrants, fil électrique en plein passage. Veiller aux marches d’escalier glissantes, poser des barres d’appui dans la salle de bain. Un ergothérapeute peut vous aider à sécuriser votre intérieur en fonction de votre handicap. Sa visite est prise en charge par l’INAMI.

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